La météo ne connaît pas de frontières: un simple orage, éclaté n'importe où sur le globe, influencera tôt ou tard le temps chez nous. Les données météorologiques doivent donc être échangées par-delà les frontières. Et pour que chacun sache de quoi on parle, il faut des conventions valables dans le monde entier.
L'Organisation météorologique mondiale organise l'échange des données météorologiques
L'Organisation météorologique mondiale (OMM) est une institution spécialisée des Nations Unies (NU), dont le siège est à Genève. Elle a été créée le 23 mars 1950 pour succéder à l'Organisation météorologique internationale, fondée en 1873.
L'OMM réunit 181 pays du monde entier. Son budget annuel est de CHF 62,5 millions (2004), la contribution de la Suisse étant de 1,25%, soit CHF 780'225. Au total, l'OMM occupe 258 collaboratrices et collaborateurs.
A travers ses activités, l'OMM apporte une contribution importante à la sauvegarde de vies humaines et de biens. Elle favorise le développement socio-économique des nations et offre des conditions de base essentielles pour la protection de l'environnement. L'OMM réalise ses activités dans le cadre de programmes. Ces derniers jettent les bases de la coopération internationale pour la mise en place et l'entretien de réseaux de mesure et d'observation météorologiques et hydrologiques, permettent l'échange rapide de données, assurent la standardisation des observations météorologiques et encouragent la formation des météorologues. Parallèlement, les programmes de l'OMM assurent aussi le développement des applications de la météorologie, notamment dans le domaine des prévisions météorologiques pour l'aviation, l'agriculture, les services d'alerte météorologiques, etc. Les coûts liés à la météorologie sont évalués à CHF 5 milliards par an à l'échelle mondiale. Les avantages pour l'économie liés aux prestations de l'OMM sont, de leur côté, évalués à CHF 25 à 50 milliards.
Une collaboration technique payante
La collaboration technique et scientifique est tout aussi importante que l'échange international de données météorologiques. La Suisse profite tout particulièrement des programmes communs avec d'autres services météorologiques.
L'exploitation de satellites météorologiques, par exemple, est très onéreuse. C'est la raison pour laquelle 18 pays européens se sont regroupés pour fonder l'Organisation européenne pour l'exploitation des satellites météorologiques (EUMETSAT), dont le siège est à Darmstadt. La Suisse en profite à 100%, mais ne supporte que 3% des coûts.
A l'aide de modèles numériques, des ordinateurs permettent de simuler l'évolution météorologique des jours à venir. Des modèles à l'échelle du globe sont développés dans le cadre d'importants travaux de recherche ; ils sont toutefois onéreux en raison des ressources informatiques nécessaires. C'est pourquoi les pays européens se sont également regroupés dans ce domaine pour exploiter le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT), à Reading, en Angleterre. Cet ordinateur analyse en continu les données provenant des réseaux d'observation des services météorologiques et détermine ainsi, deux fois par jour, le temps actuel en chaque point du globe. En appliquant les lois de la physique à ces états initiaux, il est possible de calculer, pour les dix prochains jours, les endroits du globe où se formeront des dépressions, les déplacements de celles-ci, les pluies et les vents qui leur sont liés, l'évolution des pressions barométriques, les hautes pressions et les vagues de chaleur qu'elles nous apporteront. Les résultats de ces prévisions numériques sont constitués par les cartes météorologiques, établies pour un jour précis. Ces cartes sont à la base des prévisions météorologiques.
Dans les groupements d'intérêt EUMETNET et ECOMET, les services météorologiques d'Europe de l'Ouest travaillent sur d'autres programmes communs, par exemple dans le domaine de la coordination des radars météorologiques européens, des observations météorologiques réalisées au moyen d'instruments d'avions civils, de la mesure de l'humidité sur la base du temps de parcours des signaux GPS, de la mesure de la distribution verticale des températures au moyen de micro-ondes, de la transmission transfrontalière d'avis de danger, etc.
L'exploitation de satellites météorologiques, par exemple, est très onéreuse. C'est la raison pour laquelle 18 pays européens se sont regroupés pour fonder l'Organisation européenne pour l'exploitation des satellites météorologiques (EUMETSAT), dont le siège est à Darmstadt. La Suisse en profite à 100%, mais ne supporte que 3% des coûts.
A l'aide de modèles numériques, des ordinateurs permettent de simuler l'évolution météorologique des jours à venir. Des modèles à l'échelle du globe sont développés dans le cadre d'importants travaux de recherche ; ils sont toutefois onéreux en raison des ressources informatiques nécessaires. C'est pourquoi les pays européens se sont également regroupés dans ce domaine pour exploiter le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT), à Reading, en Angleterre. Cet ordinateur analyse en continu les données provenant des réseaux d'observation des services météorologiques et détermine ainsi, deux fois par jour, le temps actuel en chaque point du globe. En appliquant les lois de la physique à ces états initiaux, il est possible de calculer, pour les dix prochains jours, les endroits du globe où se formeront des dépressions, les déplacements de celles-ci, les pluies et les vents qui leur sont liés, l'évolution des pressions barométriques, les hautes pressions et les vagues de chaleur qu'elles nous apporteront. Les résultats de ces prévisions numériques sont constitués par les cartes météorologiques, établies pour un jour précis. Ces cartes sont à la base des prévisions météorologiques.
Dans les groupements d'intérêt EUMETNET et ECOMET, les services météorologiques d'Europe de l'Ouest travaillent sur d'autres programmes communs, par exemple dans le domaine de la coordination des radars météorologiques européens, des observations météorologiques réalisées au moyen d'instruments d'avions civils, de la mesure de l'humidité sur la base du temps de parcours des signaux GPS, de la mesure de la distribution verticale des températures au moyen de micro-ondes, de la transmission transfrontalière d'avis de danger, etc.
Pas de météorologie sans collaboration internationale
La collaboration internationale dans le domaine de la météorologie remonte au XIXe siècle. Sans collaboration internationale des pays et des services météorologiques nationaux, aucun service météorologique ne pourrait lancer d'avis de danger, aucun journal ne pourrait publier des prévisions météo et aucun présentateur ne serait en mesure de proposer des prévisions météo à la télévision. MétéoSuisse défend les intérêts de la Suisse dans les organisations internationales correspondantes et assure ainsi une tâche importante relevant de la souveraineté de l'Etat.
Alex Rubli est responsable pour la collaboration internationale à MétéoSuisse
